Souvent présenté comme une relaxation profonde guidée, Le Yoga Nidra intrigue autant qu’il rassure. Est-ce vraiment du repos ? Est-ce comparable au sommeil ? Entre expériences vécues et données scientifiques, j’ai voulu comprendre ce qui sepasse réellement dans le corps et le cerveau. Pas pour idéaliser, mais pour expliquer, avec nuance, pourquoi cette pratique touche autant de femmes actives à Paris.
Yoga Nidra et repos profond : que dit vraiment la recherche ?

Intro
Le Yoga Nidra permet-il vraiment un repos plus profond que le sommeil ?
Oui, et non. C’est précisément là que la recherche devient intéressante.
Le Yoga Nidra ne remplace pas le sommeil nocturne, mais il active un état neurophysiologique spécifique, situé entre l’éveil et le sommeil profond. Les études en neurosciences montrent une augmentation des ondes alpha et thêta, typiques des phases de récupération mentale intense.
Concrètement :
· Le corps est immobile
· Le système nerveux parasympathique prend le relais
· La fréquence cardiaque ralentit
· La pression artérielle baisse
· Le cerveau, lui, reste conscient.
C’est cette conscience calme qui distingue le Yoga Nidra d’une sieste classique.
Dans mon expérience, c’est un repos qui ne « s’endort » pas, mais qui répare. Après une séance de 30 minutes, je ressens souvent une clarté mentale comparable à une nuit complète, sans l’inertie parfois lourde du réveil.
Les chercheurs parlent d’un état de repos profond éveillé, particulièrement bénéfique pour les personnes stressées, sursollicitées, ou en dette de sommeil chronique.
Que dit la recherche sur le stress et le système nerveux ?
C’est probablement là que les données sont les plus solides. Plusieurs études cliniques montrent que le Yoga Nidra réduit significativement le taux de cortisol, l’hormone du stress. Il agit directement sur l’axehypothalamo-hypophyso-surrénalien, souvent dérégulé chez les femmes actives entre 30 et 50 ans.
Ce que j’ai trouvé frappant, c’est que ces effets apparaissent même sans « bien faire ». Pas besoin d’être souple, concentrée ou expérimentée. Le simple fait de s’allonger et de suivre une voix suffit à envoyer un signal clair au système nerveux : « tu peux relâcher ».
À long terme, la recherche observe une amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque, un marqueur clé de la résilience au stress.
En pratique, cela se traduit par :
· Moins de réactions excessives
· Un sommeil plus stable
· Une sensation de sécurité intérieure.
Pour beaucoup de Parisiennes que je croise, le Yoga Nidra devient un espace de régulation émotionnelle, là où le sport ou la méditation silencieuse peuvent parfois sembler trop exigeants.
Le Yoga Nidra aide-t-il vraiment à mieux dormir ?
La réponse est plus fine qu’un simple oui. Le Yoga Nidra n’endort pas mécaniquement, mais il rééduque le corps au repos. Les études montrent une amélioration de la qualité du sommeil, notamment chez les personnes souffrant d’insomnie légère à modérée.
Pourquoi ? Parce qu’il agit sur l’hypervigilance. Beaucoup d’entre nous savent dormir, mais ne savent plus lâcher. Le Yoga Nidra entraîne le cerveau à reconnaître un état de détente profonde comme sûr. Progressivement, cet apprentissage se transfère à la nuit.
Personnellement, je ne pratique jamais le Yoga Nidra pour « m’endormir à tout prix ». Je le fais en journée ou en début de soirée. Et paradoxalement, mes nuits se sont régulées. Moins de réveils nocturnes, une sensation de récupération plus nette au matin.
La science parle ici de plasticité neuronale : le repos s’apprend.
À qui le Yoga Nidra est-il particulièrement bénéfique ?
La recherche est claire. Le Yoga Nidra s’adresse aux personnes en :
· Fatigue mentale
· Surcharge émotionnelle
· Récupération physique.
Cette pratique particulièrement recommandée aux femmes actives, mères, entrepreneuses, sportives en récupération, ou simplement lorsque le corps est trop sollicité.
Ce que j’aime profondément dans cette pratique, c’est son accessibilité. Aucun effort, aucune performance. Juste une présence guidée.
Dans une ville comme Paris, le Yoga Nidra offre un espace rare : ne rien faire, sans culpabilité, tout en sachant que le corps travaille en profondeur.

« Le repos n’est pas une pause dans la vie active, c’est une fonction biologique essentielle. Le Yoga Nidra nous le rappelle avec douceur. »

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