January 20, 2026

Vivre connecté en permanence : pourquoi de plus en plus d’actifs coupent ?

Se déconnecter n’est plus un caprice, mais une réponse lucide à une fatigue diffuse qui touche de nombreuses femmes actives.
BOOK A SESSION

Intro

Vivre sans réseaux sociaux n’est plus réservé aux ermites modernes ou aux militants anti-tech. À Paris, notamment chez les femmes, cette décision s’impose doucement, presque naturellement. Non par rejet du monde, mais pour retrouver une qualité de présence, une respiration mentale et une forme de clarté intérieure que le flux constant finit par dissoudre.

Pourquoi les réseaux sociaux fatiguent-ils autant mentalement ?

La fatigue liée aux réseaux n’est pas spectaculaire. Elle est sourde, cumulative et presque invisible. Ce n’est pas tant le temps passé que l’attention fragmentée.

 

J’ai longtemps cru que « scroller cinq minutes » entre deux réunions était anodin. En réalité, chaque micro-connexion impose au cerveau une adaptation : comparer, trier, réagir, s’émouvoir et parfois s’indigner.

 

Les neurosciences parlent de surcharge cognitive. Le cerveau humain n’est pas conçu pour absorber des dizaines de micro-informations émotionnelles en continu.

 

Chez beaucoup de femmes actives, déjà sollicitées sur tous les fronts, cette stimulation permanente alimente une fatigue nerveuse profonde.

 

J’ai remarqué que les jours sans réseaux, mon esprit devenait moins bruyant. Les pensées s’organisaient mieux. Ce n’était pas du repos, mais une forme de silence intérieur retrouvé.

Est-ce vraiment possible de vivre sans réseaux sociaux quand on travaille ?

C’est la grande peur : « Je vais rater quelque chose ». C’est aussi celle que j’avais. Pourtant, couper n’est pas disparaître.

 

Beaucoup d’actives choisissent aujourd’hui une déconnexion choisie, partielle ou progressive. Supprimer les applications du téléphone, garder un accès ponctuel sur ordinateur ou faire des pauses de plusieurs semaines.

 

Dans mon cas, j’ai constaté que l’essentiel arrivait toujours jusqu’à moi. Les vraies informations circulent autrement : par les collègues, les conversations ou les newsletters ciblées.

 

En revanche, ce que j’ai perdu, ce sont des couches entières de bruit. Cette perte-là est un soulagement !

 

Travailler sans réseaux m’a rendue plus concentrée, plus efficace et surtout moins dispersée émotionnellement.

Que change la déconnexion dans la vie quotidienne ?

Les effets sont subtils, mais profonds.

 

Les premières semaines, il y a un manque diffus, presque physique. Puis quelque chose se réorganise. Le temps semble s’étirer. Les moments d’attente redeviennent des espaces vides, pas des opportunités à remplir.

 

J’ai recommencé à :

 

·        Marcher sans écouter de podcast

 

·        Observer les visages dans le métro

 

·        Penser sans support.

 

Cette sobriété numérique redonne de la densité au réel. Beaucoup de femmes me confient mieux dormir, moins se comparer et ressentir une charge mentale allégée.

 

Ce n’est pas une vie plus lente, c’est une vie moins parasitée.

Par quoi commencer quand on veut couper sans culpabiliser ?

Couper brutalement n’est pas une obligation. L’important est l’intention.

 

Commencez par identifier les moments où l’usage est automatique : le réveil, les transports, les transitions. Remplacez ensuite sans remplir. Laissez un vide. Résistez à l’idée qu’il faut l’occuper.

 

J’ai aussi appris à ne plus me justifier. Se retirer des réseaux n’est pas un jugement porté sur ceux qui y sont. C’est un choix d’hygiène mentale, au même titre que mieux dormir ou mieux manger.

 

La liberté commence souvent par là. Il faut apprendre à accepter de ne pas tout voir, de ne pas tout savoir et de ne pas tout commenter.

« Se déconnecter, ce n’est pas fuir le monde. C’est enfin lui faire face, sans filtre. »