J’ai toujours cru que bien manger suffisait. Légumes bio du marché, poissons sauvages, graines en tout genre. Et pourtant, malgré une alimentation soignée, quelque chose coinçait. Une fatigue sourde, une concentration en dents de scie ou encore une sensation de « réserves basses ». C’est là que la question de la supplémentation en vitamines et minéraux s’est imposée, sans dogme, mais avec curiosité.
Supplémentation ou alimentation : un débat qui dépasse les simples vitamines

Intro
Peut-on vraiment couvrir ses besoins en vitamines et minéraux par l’alimentation seule ?
Sur le papier, oui. Dans la vraie vie parisienne, c’est plus nuancé.
J’ai fait l’expérience pendant des mois : une alimentation variée, colorée et majoritairement maison. Et pourtant, une analyse a montré un manque de magnésium, un statut en vitamine D bas et un fer « limite ». Rien de dramatique, mais suffisamment pour expliquer cette fatigue persistante.
Nos aliments ont changé. Les sols sont appauvris, les légumes parcourent des kilomètres et notre stress chronique augmente nos besoins en micronutriments essentiels.
Même une assiette parfaite ne compense pas toujours un rythme intense, des nuits courtes ou une charge mentale continue.
L’alimentation reste la base. Elle apporte des cofacteurs, des fibres et une intelligence nutritionnelle irremplaçable. Mais croire qu’elle suffit toujours, sans tenir compte du contexte de vie, est souvent une illusion moderne.
La supplémentation est-elle un aveu d’échec alimentaire ?
J’ai longtemps ressenti ça. Comme si prendre un complément était reconnaître que je « faisais mal ». Puis j’ai changé de regard.
La supplémentation nutritionnelle n’est pas un pansement, c’est parfois un soutien temporaire, ciblé et conscient.
Quand j’ai commencé une cure de magnésium bisglycinate, associée à de la vitamine B6, j’ai senti une différence subtile, mais réelle : moins de tensions, un sommeil plus profond, une capacité à encaisser les journées sans m’effondrer le soir.
Ça n’avait rien de spectaculaire, mais j’ai retrouvé une certaine stabilité.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas le complément en lui-même, mais l’intention derrière : pourquoi, combien de temps et dans quel contexte.
Une supplémentation bien choisie ne remplace pas l’alimentation. Elle l’accompagne, comme une béquille intelligente quand le terrain en a besoin.
Comment savoir si mon corps a réellement besoin de compléments ?
Ce n’est pas une question de tendance, mais d’écoute fine.
Me concernant, les signaux étaient clairs : fatigue inexpliquée, ongles fragiles, difficulté à récupérer après le sport.
Chez d’autres femmes que j’accompagne, ce sont des carences en fer, des troubles de l’humeur liés à un déséquilibre en vitamines B, ou une immunité fragile par manque de zinc.
Les analyses biologiques peuvent aider, mais le ressenti compte aussi. Le corps parle avant les chiffres. L’important est d’éviter l’automatisme, c’est-à-dire prendre « un peu de tout » sans raison.
Une supplémentation ciblée, sur une période donnée, avec des formes assimilables, fait toute la différence.
Et surtout, réévaluez régulièrement. Ce qui est juste à 35 ans ne l’est pas forcément à 45.
Suppléments ou alimentation : une fausse opposition ?
Avec le recul, je crois que le débat est mal posé.
L’alimentation nourrit le vivant en nous, la supplémentation soutient un organisme sollicité. L’une ne va pas sans l’autre. Opposer les deux, c’est oublier que nous ne vivons pas dans un laboratoire, mais dans une ville dense, stimulante et parfois épuisante.
Aujourd’hui, je mange avec plaisir et conscience, et je me supplémente ponctuellement quand mon corps le demande. Sans culpabilité. Sans excès. Avec discernement.
Cette approche m’a réconciliée avec mon énergie, et surtout avec une forme de douceur envers moi-même.

« Écouter son corps, c’est déjà lui apporter une forme de nutrition. »

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