January 30, 2026

Pourquoi l’hiver épuise particulièrement les femmes actives ?

Chaque hiver met en lumière une fatigue profonde chez les femmes actives, nourrie par le manque de sommeil et un rythme de vie inchangé.
BOOK A SESSION

Intro

Ce n’est pas qu’une impression. Avec le manque de sommeil, l’insomnie hivernale, la charge mentale et la baisse de lumière, le corps et l’esprit encaissent plus qu’on ne le croit. Après plusieurs hivers à lutter contre des nuits hachées, j’ai compris que cette fatigue avait des causes précises et des réponses possibles.

Pourquoi l’hiver dérègle-t-il autant le sommeil des femmes ?

En hiver, le sommeil féminin devient plus fragile et ce n’est pas un hasard. La baisse de lumière perturbe la mélatonine, l’hormone qui régule nos cycles veille-sommeil.

 

Chez les femmes, ce dérèglement est amplifié par les fluctuations hormonales (cycle ou périménopause dès la quarantaine) et par un niveau de stress chronique souvent plus élevé.

 

Je l’ai vécu très concrètement : couchée tôt, pourtant réveillée à 3h du matin, l’esprit en boucle. Ce n’était ni de l’anxiété pure, ni de l’insomnie classique, mais une forme de sommeil fragmenté, typique de l’hiver. Le corps veut ralentir, mais le mental refuse de lâcher.

 

Ajoutons à cela le chauffage, l’air sec, la diminution de l’activité physique naturelle, et l’on obtient un terrain parfait pour les troubles du sommeil : endormissement difficile, réveils nocturnes et fatigue au réveil.

 

Ce n’est pas une faiblesse, c’est une adaptation biologique mise à mal par notre rythme urbain.

Pourquoi les femmes actives sont-elles plus épuisées que les autres ?

Ce qui épuise en hiver, ce n’est pas seulement le froid ou le manque de soleil. C’est le décalage entre ce que le corps réclame et ce que la vie exige. Les femmes actives continuent à fonctionner à plein régime quand l’organisme, lui, est en économie d’énergie.

 

Je pense à cette amie avocate, une mère très sportive. En décembre, elle se surprenait à pleurer dans le métro sans raison apparente. En réalité, son corps criait stop.

 

Les femmes portent encore une charge mentale disproportionnée, souvent invisible, qui s’alourdit en hiver : moins de vitalité, mais autant d’attentes.

 

Le problème n’est pas l’activité, c’est l’absence de récupération réelle. On dort moins bien, on se repose moins profondément, et on compense avec du café ou du sucre. Cela aggrave la fatigue nerveuse.

 

L’épuisement n’est pas soudain. Il s’installe doucement, jusqu’à devenir normal.

Le lien entre fatigue hivernale et santé mentale est-il sous-estimé ?

Clairement, oui. L’hiver agit comme un révélateur. Quand le sommeil se dérègle, l’humeur suit. Irritabilité, perte de motivation, hypersensibilité… Autant de signaux souvent minimisés.

 

Pourtant, les troubles du sommeil sont l’un des premiers marqueurs d’un déséquilibre émotionnel.

 

Personnellement, j’ai mis du temps à faire le lien entre mes nuits agitées et cette impression de « tout me coûter ». Ce n’était pas une dépression, mais une fatigue psychique profonde, nourrie par le manque de repos réparateur.

 

Chez certaines femmes, cela peut aller jusqu’à des formes légères de dépression saisonnière, souvent non diagnostiquées. Reconnaître ce lien, c’est déjà se donner le droit de ralentir, d’ajuster son rythme, sans culpabilité.

 

La santé mentale n’est pas un luxe, surtout en hiver.

Comment mieux traverser l’hiver quand on est une femme active ?

La première chose que j’ai apprise c’est d’arrêter de lutter contre l’hiver. Le corps a besoin de plus de douceur, pas de performance.

 

Prioriser le sommeil de qualité, même si la durée ne change pas, est indispensable : lumière tamisée le soir, écrans réduits, rituels simples, mais constants, etc.

 

Ensuite, remettre du mouvement doux : marche en journée, étirements, respiration, etc. Pas pour « se dépasser », mais pour relancer l’énergie.

 

Et surtout, accepter que l’hiver soit une saison de repli relatif. Moins social, moins productif, mais plus introspectif.

 

Enfin, parler. Entre femmes, entre amies, on se comprend mieux. Mettre des mots sur cette fatigue hivernale permet de la normaliser. On ne va pas « mal », on traverse une saison exigeante avec un corps sensible.

« Écouter sa fatigue, ce n’est pas renoncer. C’est apprendre à durer. »