January 29, 2026

Pourquoi l’anxiété progresse chaque mois de janvier ?

Chaque mois de janvier, l’anxiété s’invite chez beaucoup de femmes sans raison apparente.
BOOK A SESSION

Intro

L’anxiété en janvier n’est pas un caprice émotionnel ni un simple coup de blues passager. Chez beaucoup de Parisiennes, elle s’installe discrètement après les fêtes, mêlant fatigue mentale, attentes intérieures et déséquilibres plus profonds. J’ai appris à écouter ce moment particulier de l’année, à le comprendre plutôt qu’à le combattre.

Pourquoi le mois de janvier fragilise-t-il autant notre santé mentale ?

Janvier agit comme un révélateur. Le rythme ralentit brutalement après l’agitation de décembre, mais l’exigence, elle, reste intacte. Corps fatigué, esprit sollicité… Le décalage est réel. À Paris, ce contraste est encore plus marqué.

 

Physiologiquement, la lumière naturelle est faible. Cela influence directement la production de sérotonine, cette hormone liée à l’humeur et à l’apaisement. Résultat ? Plus de fatigue émotionnelle, des pensées qui tournent en boucle et une sensibilité accrue.

 

Je me souviens d’un matin de janvier, ligne bondée, où une simple annonce de retard a suffi à me donner la gorge serrée. Rien de grave…, mais tout semblait soudain trop.

 

Ce n’est pas une faiblesse. C’est une réponse normale d’un organisme en manque de lumière, de repos profond et de sens. Comprendre cela change tout. L’anxiété hivernale n’est pas un échec personnel, c’est un signal.

Pourquoi les bonnes résolutions augmentent-elles l’anxiété en janvier ?

On parle souvent de motivation en janvier. En réalité, on parle surtout de pression. Pression de mieux faire, de corriger ou d’optimiser sa vie.

 

Corps, travail, relations, spiritualité… Tout devient un chantier. Cette accumulation crée une tension sourde.

 

J’ai longtemps cru que me fixer des objectifs me rassurait. Jusqu’au jour où j’ai compris que certaines résolutions étaient une façon déguisée de me dire que je n’étais « pas assez » telle que j’étais.

 

Cette injonction silencieuse alimente une anxiété mentale très spécifique. Celle de devoir se transformer rapidement.

 

Chez les femmes notamment, cette période réactive aussi des questions existentielles : ai-je pris la bonne direction ? Est-ce que je vis vraiment alignée ? Ces interrogations sont légitimes, mais en janvier, elles arrivent sur un terrain déjà fragilisé.

 

Le mental s’emballe, le corps suit. Ce n’est pas le changement qui nous rend anxieuses. C’est plutôt la brutalité avec laquelle on se l’impose.

En quoi l’hiver perturbe-t-il notre équilibre émotionnel et spirituel ?

L’hiver est une saison de repli. La nature se met en pause, mais nous, non. C’est là que le déséquilibre se crée.

 

Spirituellement, janvier demande autre chose que de l’action. Il invite à l’écoute, à l’introspection et au silence. Quand on ne respecte pas ce rythme, l’anxiété intérieure s’installe.

 

J’ai remarqué que mes pensées les plus sombres surgissent quand je refuse ce ralentissement. Quand je continue à vivre comme en plein mois de juin. À l’inverse, lorsque j’accepte des soirées plus calmes, moins de sorties, plus de respiration consciente, quelque chose se détend.

 

Ce n’est pas de la paresse. C’est une forme de bien-être spirituel souvent oubliée : honorer les cycles.

 

En naturopathie, on parle d’économie d’énergie vitale. En termes simples, cela signifie arrêter de lutter contre la saison. L’anxiété baisse quand on cesse de forcer.

Comment apaiser l’anxiété en janvier sans se brusquer ?

Apaiser l’anxiété en janvier, ce n’est pas chercher à aller mieux vite. C’est chercher à aller juste.

 

Personnellement, j’ai commencé par de petites choses :

 

·        Marcher le matin, même dix minutes, pour capter la lumière

 

·        Manger plus chaud, plus simple

 

·        Réduire l’exposition aux écrans en soirée.

 

Mais surtout, j’ai changé mon discours intérieur. Au lieu de me demander « comment être plus performante cette année ? », je me demande : « de quoi ai-je besoin maintenant ? ». Cette question a quelque chose de profondément réparateur.

 

L’anxiété diminue quand on recrée de la sécurité intérieure. Cela passe par le corps, par des rituels doux et par une présence à soi plus bienveillante. Pas besoin de tout comprendre ni de tout régler en janvier.

 

Ce mois n’est pas un départ en fanfare. C’est une transition. Et parfois, se respecter dans cette lenteur est déjà un immense apaisement.

« L’anxiété n’est pas un défaut à corriger, mais un langage du corps qui demande à être entendu. »