Depuis quelques années, quelque chose a changé dans ma manière de partir en vacances. Allongée sur un transat, je ne ressentais plus le repos promis. Mon corps, pourtant fatigué, semblait réclamer autre chose. Plus de mouvement, plus de vie. Comme beaucoup de Parisiennes actives, j’ai compris que les vacances actives n’étaient pas une mode, mais une réponse physiologique et émotionnelle très concrète.
« Je ne voulais plus des vacances où je ne fais rien » : quand le corps réclame du mouvement

Intro
Pourquoi certaines vacances « sans rien faire » fatiguent-elles davantage le corps ?
On pense souvent que l’immobilité est synonyme de repos. En réalité, le corps humain est conçu pour le mouvement doux et régulier. Après une année passée assise, comprimée dans le métro, devant un écran, stopper toute activité crée un déséquilibre.
Je l’ai vécu en Corse, il y a trois étés. Dix jours magnifiques… et pourtant, au bout de quatre jours, j’ai ressenti des douleurs lombaires, un sommeil haché et une sensation d’inertie mentale. Trop peu de stimulation musculaire, une circulation ralentie, un système nerveux qui ne sait plus sur quel rythme se caler.
Le corps se repose mieux quand il alterne activation et récupération. Marcher, nager, respirer profondément en pleine nature envoie un message clair au système nerveux : « tu peux relâcher ».
L’immobilité prolongée, elle, maintient souvent une tension de fond. Les vacances actives ne fatiguent pas, elles régulent.
Pourquoi le besoin de mouvement devient-il plus fort après 35 ans ?
Autour de la quarantaine, beaucoup de femmes ressentent un changement subtil, mais réel. Ce n’est pas une baisse d’énergie, c’est une énergie différente. Les tissus deviennent moins souples, la récupération plus lente et le corps demande davantage d’attention.
À l’approche de la quarantaine, je ne peux plus « couper » brutalement comme à 25 ans. Si je le fais, je le paie. En revanche, si je respecte un rythme corporel vivant (marche quotidienne, étirements, respiration, etc.), je me sens étonnamment reposée.
Biologiquement, le mouvement :
· Entretient les fascias
· Soutient l’équilibre hormonal
· Régule le stress.
Psychiquement, il redonne une sensation de continuité. On ne s’abandonne pas, on s’accompagne.
Les voyages actifs, loin d’être sportifs à outrance, permettent de rester en lien avec soi, même loin de Paris.
Qu’est-ce qu’une vraie vacance active (et ce que ce n’est pas) ?
Une vacance active, ce n’est pas un planning saturé ni une performance déguisée. J’ai testé les deux. Un trek trop intense en Andalousie m’a laissée épuisée. À l’inverse, une semaine dans les Cyclades, rythmée par la marche, la mer et le yoga matinal, m’a profondément régénérée.
Une vraie vacance active respecte trois principes simples :
· Du mouvement naturel (marcher, nager, pédaler doucement)
· Du temps long (sans urgence ni objectif)
· De l’écoute corporelle.
Le corps adore la régularité, pas la contrainte. Les séjours bien-être, les randonnées accessibles et les activités physiques en plein air sont parfaits pour ça. L’idée ce n’est pas « faire plus », mais de faire juste.
Comment intégrer le mouvement en vacances sans pression ni culpabilité ?
Le secret, c’est de changer d’intention. Ne pas bouger pour brûler, mais bouger pour sentir. En vacances, je commence toujours par une marche lente le matin, sans écouteurs. Puis je laisse le reste venir.
Un jour, ce sera une baignade longue. Un autre, quelques étirements au réveil. Rien d’obligatoire. Ce cadre souple rassure le système nerveux et redonne confiance au corps.
Pour les femmes actives, habituées à contrôler, c’est souvent un apprentissage. Mais une fois goûté, il devient évident !
Le mouvement n’est pas un effort supplémentaire, c’est un langage. Et le corps sait exactement ce dont il a besoin si on lui laisse la place de s’exprimer.

« Le repos profond ne vient pas de l’arrêt, mais du mouvement juste. »

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