January 30, 2026

Fatigue persistante : et si le sommeil n’était pas le vrai problème ?

Et si cette fatigue persistante n’avait rien à voir avec vos nuits ?
BOOK A SESSION

Intro

Chaque hiver, la même scène se répète. Je dors « correctement », je fais attention, et pourtant je me lève déjà lasse. Cette fatigue persistante en hiver, beaucoup de Parisiennes la vivent sans réussir à la nommer. On accuse le sommeil, les écrans, le stress… Mais parfois, le problème est ailleurs, plus diffus et plus silencieux.

Pourquoi suis-je épuisée alors que je dors ?

C’est souvent la première incompréhension. Dormir huit heures, ne pas faire d’insomnies majeures, et pourtant ressentir une fatigue chronique dès le matin. J’ai longtemps cru que je dormais « mal ». En réalité, je dormais, mais mon corps ne récupérait pas.

 

En hiver surtout, le système nerveux est mis à rude épreuve. Moins de lumière naturelle, des journées compressées, un rythme parisien qui ne ralentit jamais. Le sommeil devient alors une simple mise en pause, pas une réparation profonde.

 

Quand le corps reste en vigilance permanente, même la nuit, il ne recharge pas vraiment.

 

Ce type de fatigue n’est pas spectaculaire. Elle est sourde et constante. Elle touche souvent les femmes actives, engagées et attentives aux autres. On continue, on fonctionne, mais tout coûte plus cher.

 

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un épuisement physiologique discret, souvent ignoré.

La fatigue hivernale est-elle toujours liée au stress ?

Pas uniquement, mais le stress latent joue un rôle central. Pas le stress aigu qu’on identifie facilement, mais celui qui s’installe doucement. Celui qui ne crie pas, mais qui maintient le corps en tension.

 

J’ai réalisé que même dans des périodes « calmes », mon corps, lui, ne l’était pas. Métro bondé, bruit constant, charge mentale diffuse, hyperconnexion… À Paris, le système nerveux ne s’arrête jamais vraiment.

 

En hiver, quand l’énergie vitale baisse naturellement, ce stress devient plus coûteux.

 

Le résultat ? Une fatigue mentale qui glisse dans le corps. On se sent lourde, moins enthousiaste et parfois irritable.

 

Ce n’est pas une dépression, ni un burn-out, mais un déséquilibre nerveux saisonnier. Tant qu’on ne le reconnaît pas, on cherche la solution au mauvais endroit.

Et si ce n’était pas le sommeil, mais le rythme de vie ?

C’est une question qui m’a dérangée au début. Parce que mon rythme me semblait « normal ». Pourtant, normal ne veut pas dire adapté. En hiver, continuer à vivre comme en juin est une incohérence biologique.

 

Le corps a besoin de ralentir, de chaleur et de régularité. Or, on maintient des journées pleines, des soirées éclairées artificiellement et des repas rapides. Le sommeil devient alors un pansement posé sur un rythme trop exigeant.

 

J’ai expérimenté quelque chose de simple, mais révélateur :

 

·        Avancer mes dîners

 

·        Réduire les stimulations le soir

 

·        Accepter des soirées plus calmes.

 

Pas par discipline, mais par respect du rythme saisonnier. En quelques semaines, cette fatigue persistante s’est allégée, sans changer radicalement mes nuits.

Comment retrouver de l’énergie sans culpabiliser ?

La clé n’est pas d’en faire plus, mais d’écouter plus finement. Il faut oublier l’idée qu’il faut « optimiser » son sommeil ou sa vitalité. Le corps n’est pas un projet, c’est un dialogue.

 

En hiver, l’énergie revient quand on soutient le système nerveux :

 

·        Lumière du jour dès que possible

 

·        Mouvements doux

 

·        Respiration consciente

 

·        Alimentation plus chaude et nourrissante.

 

Ce sont des ajustements discrets, mais profondément réparateurs.

 

Mais le plus important c’est qu’il faut cesser de se juger. Cette fatigue hivernale n’est pas un échec personnel.

 

C’est souvent un signal intelligent du corps qui demande autre chose que du repos nocturne. Il demande du respect, du rythme, et parfois, simplement, qu’on arrête de lutter contre la saison.

« La fatigue n’est pas toujours un manque de sommeil, mais parfois un manque d’écoute. »