En hiver, vous dormez huit heures et vous vous levez pourtant fatiguée ? Je l’ai vécu ! Le sommeil en hiver urbain est mis à rude épreuve par la lumière artificielle, le stress diffus et un corps qui peine à suivre le rythme. Ce n’est pas une faiblesse, c’est un signal.
Dormir huit heures n’assure plus le repos : ce que révèle l’hiver urbain

Intro
Pourquoi suis-je fatiguée même après 8 heures de sommeil ?
J’ai mis du temps à comprendre que la fatigue ne se mesure pas au nombre d’heures passées au lit. En ville, le sommeil réparateur est souvent fragmenté.
Même sans s’en souvenir, le corps se réveille. Bruits lointains, sirènes, voisins, chauffage trop sec, lumière des lampadaires… Le cerveau reste en vigilance légère.
Un hiver, je me couchais à 22 h, me levais à 7 h, et pourtant j’avais l’impression d’avoir veillé toute la nuit.
En consultant mes cycles (sans obsession), j’ai réalisé que mon sommeil profond était trop court. Or, c’est lui qui permet la récupération nerveuse et hormonale. Le stress parisien, même discret, maintient un taux de cortisol trop élevé la nuit.
Dormir huit heures dans ces conditions, c’est comme rester assise longtemps sans jamais vraiment se reposer. Le corps est allongé, mais l’esprit ne lâche pas.
Quel est l’impact spécifique de l’hiver urbain sur le sommeil ?
L’hiver en ville perturbe profondément notre horloge interne. Le matin, il fait encore nuit quand on sort. Le soir, la lumière artificielle prolonge artificiellement le jour. Résultat ? La mélatonine, l’hormone du sommeil, est sécrétée plus tard et de façon moins stable.
J’ai remarqué que mes endormissements devenaient plus longs dès novembre. Non pas parce que je n’étais pas fatiguée, mais parce que mon corps ne recevait plus les bons signaux.
En naturopathie, on parle souvent de désynchronisation du rythme circadien. En pratique, cela se traduit par :
· Un sommeil plus léger
· Des réveils nocturnes
· Parfois une sensation d’apnée légère ou d’oppression.
Ajoutez à cela le froid, qui contracte le corps, et l’activité mentale intense de la journée. L’hiver urbain n’est pas qu’une saison. C’est un environnement qui demande au système nerveux une adaptation constante.
Comment reconnaître un sommeil non réparateur sans être insomniaque ?
On pense souvent que les troubles du sommeil se résument à l’insomnie franche. En réalité, beaucoup de femmes dorment « normalement », mais se réveillent sans énergie, avec un brouillard mental ou une irritabilité diffuse.
Pour moi, les signes ont été subtils : besoin de sucre le matin, difficulté à me concentrer avant 10 h, sensation de corps lourd malgré une nuit complète. Ce sont souvent les marqueurs d’un sommeil de surface, pauvre en phases profondes.
Certaines parisiennes me parlent aussi de micro-réveils liés à une respiration nocturne moins fluide, parfois accentuée par l’air sec des appartements chauffés. Sans aller jusqu’à l’apnée du sommeil, ces variations suffisent à empêcher une vraie récupération.
Ce n’est pas « dans la tête ». C’est physiologique, et surtout réversible.
Que peut-on ajuster pour mieux récupérer en hiver ?
Au début, je pensais qu’il fallait dormir plus. En réalité, j’ai mieux dormi en dormant parfois un peu moins, mais mieux.
J’ai commencé par assombrir réellement ma chambre : rideaux épais, voyants éteints, téléphone hors de portée... Le cerveau urbain a besoin d’un vrai noir.
Ensuite, j’ai travaillé sur la transition du soir. Celle-ci n’était pas parfaite, mais plus douce :
· Lumière tamisée dès 21 h
· Respiration lente avant de me coucher
· Chaleur aux pieds.
En hiver, le corps a besoin de signaux de sécurité.
Enfin, j’ai accepté que le sommeil ne se commande pas. On l’invite. Une tisane adaptée, une respiration consciente, parfois quelques étirements très simples suffisent à dire au système nerveux : « tu peux relâcher ».
Ce sont de petits ajustements, mais en ville, ce sont eux qui font la différence.

« Le sommeil ne se force pas. Il se prépare, surtout quand la ville ne dort jamais. »

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