January 16, 2026

« Donner de mon temps m’a fait plus de bien que prévu » : pourquoi l’engagement attire autrement ?

Parfois, le mieux-être ne vient pas d’un soin de plus, mais d’un pas vers les autres.
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Intro

Donner de son temps, je croyais que c’était surtout pour « aider ». Et puis j’ai compris, en m’engageant bénévolement à Paris, que cela touchait quelque chose de bien plus profond : mon équilibre émotionnel, mon sentiment d’utilité et même ma façon d’habiter mes journées.

Pourquoi le volontariat améliore-t-il vraiment le bien-être ?

La première fois que je suis sortie d’une permanence associative, j’ai été surprise par mon état intérieur. J’étais fatiguée, oui, mais étrangement plus légère.

 

Le volontariat agit sur plusieurs niveaux. Il :

 

·        Rompt l’isolement

 

·        Stimule le cerveau

 

·        Apaise le mental.

 

Donner de son temps mobilise l’attention vers l’extérieur. Cela réduit naturellement la rumination, très fréquente chez les femmes actives modernes.

 

Des études en psychologie du bien-être montrent que l’engagement solidaire active les circuits de la récompense et renforce l’estime de soi.

 

Mais au-delà des chiffres, il y a cette sensation très concrète : être attendue quelque part ou encore compter pour quelqu’un.

 

À Paris, le bénévolat urbain recrée des liens simples et humains. Ce n’est pas euphorisant, c’est plus subtil : une stabilité intérieure, un apaisement durable.

Est-ce normal de recevoir autant en donnant ?

Oui, et c’est même l’un des grands malentendus autour de l’engagement associatif. On pense qu’il faut être « fort » pour donner. En réalité, c’est souvent l’inverse. On donne depuis un endroit fragile et cela nous soutient.

 

Lorsque j’accompagnais des femmes isolées dans un atelier d’écriture, je pensais apporter une présence. J’ai surtout reçu des récits, des silences partagés, une profondeur rare.

 

Recevoir en donnant n’est pas égoïste. C’est le signe que la relation est vivante. Le bénévolat sain repose sur une réciprocité émotionnelle, même discrète. On apprend à écouter sans résoudre et à être là sans performer.

 

Pour beaucoup de Parisiennes, c’est un contrepoids précieux à une vie très contrôlée. Donner de son temps remet du vivant là où tout est souvent optimisé.

Comment trouver un engagement qui a du sens quand on manque de temps ?

C’est la question que je me posais avec mon agenda saturé et mon énergie comptée. La clé n’est pas le nombre d’heures, mais la justesse. Un engagement mensuel, ponctuel ou même à distance peut suffire.

En ville, les formes de volontariat flexible se multiplient : maraudes occasionnelles, mentorat en ligne ou encore ateliers culturels.

 

Je conseille toujours de partir d’une émotion : qu’est-ce qui me touche vraiment ? L’enfance, la précarité, la culture, l’écologie ?

 

Ensuite, tester sans se promettre sur un an. Le corps sait vite si c’est juste. Un bon engagement laisse fatiguer, mais alignée, jamais vidée.

 

Le sens ne se cherche pas longtemps. Il se reconnaît.

Le bénévolat peut-il devenir un vrai pilier de vie sociale ?

Absolument, surtout dans une ville comme Paris où l’on peut se sentir entourée, mais seule.

 

Le lien social créé par le bénévolat est différent. Il n’est ni mondain ni utilitaire. Il est basé sur une expérience partagée.

 

J’y ai rencontré des femmes de tous âges, loin de mon cercle habituel, et ces échanges ont nourri ma vision du monde.

 

Avec le temps, l’engagement devient un repère. Un espace où l’on peut être soi, sans rôle à tenir. Pour beaucoup de femmes « seniors » actives, c’est un ancrage précieux, presque un rituel.

 

Le bénévolat ne remplit pas la vie, il lui donne de la profondeur.

« Donner de son temps, ce n’est pas ajouter une activité. C’est enlever ce qui encombre pour laisser place à l’essentiel. »