January 16, 2026

Bien manger sans bien absorber : le rôle clé, et souvent ignoré, de l’intestin

Manger « parfaitement » ne garantit pas forcément l’énergie, la clarté ou l’équilibre que l’on cherche.
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Intro

En ville, on parle beaucoup d’alimentation saine, de vitamines et minéraux, et de compléments bien choisis. Pourtant, nombreuses sont celles qui mangent bien… et se sentent toujours fatiguées. Derrière ce paradoxe se cache souvent un organe discret, mais central. Il s’agit de notre intestin, véritable chef d’orchestre de l’absorption des micronutriments.

Pourquoi une bonne alimentation ne suffit-elle pas toujours ?

Je me souviens très bien de cette période où je faisais « tout bien ». Des légumes bio, des protéines de qualité, des graines, des bouillons maison, etc.

 

Sur le papier, mon assiette était irréprochable. Et pourtant, j’avais encore des ongles cassants, une baisse d’énergie et un brouillard mental.

 

Ce que j’ai compris plus tard, c’est que manger des nutriments n’est pas la même chose que les assimiler. Les vitamines, les minéraux, les oligo-éléments doivent traverser la paroi intestinale pour être utilisés par le corps.

 

Si cette barrière est fragilisée, inflammée ou saturée, une partie précieuse de ce que l’on mange repart sans être utilisée.

 

Le stress chronique, si fréquent chez les Parisiennes actives, ralentit la digestion. Les repas pris trop vite, les cafés à répétition, certains médicaments, ou encore une alimentation pourtant « saine », mais monotone, peuvent perturber cette capacité d’absorption.

 

Ce n’est pas une faute, ni un échec. C’est un signal.

Quel est le rôle réel de l’intestin dans l’absorption des micronutriments ?

L’intestin n’est pas un simple tuyau. C’est une surface vivante, tapissée de milliards de cellules et d’un microbiote intestinal qui participe activement à la transformation et à l’assimilation des micronutriments essentiels.

 

Certaines vitamines du groupe B, par exemple, sont partiellement produites ou activées grâce à nos bactéries intestinales. Le magnésium, le fer et le zinc nécessitent une muqueuse intestinale en bon état pour passer correctement dans le sang.

 

Quand cette muqueuse est irritée (souvent sans douleur franche), l’absorption devient moins efficace, même avec une alimentation riche.

 

Je l’ai ressenti très concrètement lorsque, malgré une cure de fer bien suivie, mes analyses restaient limites.

 

En travaillant d’abord sur mon intestin (rythme des repas, digestion, diversité alimentaire), les choses ont enfin évolué. Pas par magie, mais par cohérence biologique.

Comment reconnaître un intestin qui absorbe mal ?

On imagine souvent des symptômes spectaculaires. En réalité, ils sont souvent discrets, diffus, presque banals. Il peut s’agir d’une :

 

·        Fatigue qui ne cède pas au repos

 

·        Sensation de ventre gonflé « sans raison »

 

·        Frilosité persistante

 

·        Peau terne

 

·        Concentration en dents de scie.

 

Chez beaucoup de femmes que je croise, et chez moi aussi, ces signes ont longtemps été normalisés. On s’adapte, on serre les dents ou on ajoute un complément de plus. Pourtant, le corps parle avec finesse.

 

Un intestin en difficulté ne crie pas toujours. Il murmure. Et ces murmures répétés sont souvent le reflet d’une assimilation des nutriments incomplète, malgré une hygiène de vie globalement saine.

Que peut-on faire concrètement pour mieux absorber ?

La première étape n’est pas d’ajouter, mais de ralentir. Manger assise, au calme et mâcher vraiment.

 

Soutenez votre la digestion avec des aliments simples, chauds et digestes. Variez également les sources de micronutriments. Ne cherchez pas la perfection nutritionnelle.

 

Personnellement, j’ai vu une vraie différence en réintroduisant des temps de pause avant les repas, en réduisant le café et en respectant davantage ma faim réelle.

 

J’ai aussi compris que certains compléments, même bien choisis, sont inutiles si l’intestin n’est pas prêt à les accueillir.

 

Prendre soin de son intestin, ce n’est pas une mode. C’est revenir à une logique de terrain, patiente, respectueuse. Elle est aussi profondément rassurante. Le corps sait faire, quand on lui en laisse l’espace.

« Le corps ne manque pas toujours de nutriments. Il manque parfois surtout de conditions pour les recevoir. »