January 9, 2026

Apprendre à se déconnecter : un enjeu de santé mentale

Se déconnecter n’est plus un luxe, c’est une nécessité intérieure.
BOOK A SESSION

Intro

J’ai longtemps cru que tenir le rythme à Paris était une preuve de solidité. Jusqu’au jour où mon corps, lui, a commencé à freiner. Apprendre à se déconnecter est alors devenu une question de santé mentale, pas de confort.

Pourquoi est-il devenu si difficile de se déconnecter aujourd’hui ?

Se déconnecter n’est pas simplement poser son téléphone. C’est accepter de quitter un état d’alerte permanent. Notre système nerveux, sollicité en continu par les notifications, les échéances et le bruit urbain, finit par ne plus savoir s’arrêter.

 

Ce que j’ai compris avec le temps, c’est que la fatigue mentale ne vient pas seulement de ce que l’on fait, mais de ce que l’on ne cesse jamais de traiter intérieurement. Même au repos, le cerveau anticipe, analyse et compare. Il n’y a plus de véritable pause.

 

Chez beaucoup de femmes que je croise à Paris, cette surcharge se manifeste de façon subtile : sommeil léger, irritabilité, impression d’être « toujours en tension ». On continue pourtant, parce que tout semble normal autour de nous.

 

Apprendre à se déconnecter, c’est donc réapprendre la sécurité intérieure. Dire au corps : « tu peux relâcher ». Et ce message-là ne passe pas par la volonté, mais par des pratiques qui parlent directement au système nerveux, comme la relaxation profonde, la respiration consciente ou le Yoga Nidra.

La déconnexion est-elle vraiment importante pour la santé mentale ?

Oui, et pas pour des raisons abstraites. La déconnexion agit comme un espace de réparation invisible.

 

Lorsqu’on entre dans un état de relaxation profonde, le cerveau ralentit réellement.

 

·        Les ondes changent

 

·        La production de cortisol baisse

 

·        Le corps sort de la survie.

 

Le Yoga Nidra, que je pratique régulièrement, m’a permis de comprendre cela de l’intérieur. Ce n’est pas une sieste guidée ni une méditation classique. C’est un état entre veille et sommeil où le mental lâche enfin le contrôle, sans disparaître complètement.

 

Ce qui est précieux, c’est que cette pratique ne demande aucun effort. On s’allonge, on écoute et quelque chose s’apaise en profondeur. Progressivement, on retrouve une clarté mentale que ni le week-end ni les vacances ne suffisaient à m’apporter.

 

La santé mentale ne se joue pas seulement dans la gestion du stress, mais dans la capacité à créer des zones de repos réel. Des espaces où l’on n’est plus en train de « tenir ».

 

Le Yoga Nidra agit comme un sas. Il restaure une forme de stabilité intérieure, douce et durable.

Comment apprendre à se déconnecter sans tout changer à sa vie ?

Je suis parisienne, active et réaliste. Se déconnecter ne veut pas dire partir vivre ailleurs ni supprimer toute stimulation.

 

Cela commence par des choix simples, incarnés.

 

·        D’abord, vous devez accepter que le repos profond s’apprenne. Dix minutes de relaxation guidée, bien faite, valent parfois mieux qu’une heure passée à scroller pour « se vider la tête ».

 

·        Ensuite, ritualisez. Une pratique comme le Yoga Nidra fonctionne parce qu’elle crée un rendez-vous régulier avec soi-même. Même une à deux fois par semaine, les effets s’installent.

 

·        Enfin, écoutez les signaux faibles : la respiration courte, les mâchoires serrées, l’agitation mentale au coucher. Ce sont des invitations à ralentir, pas des faiblesses.

 

Apprendre à se déconnecter, ce n’est pas fuir sa vie. C’est lui redonner de l’espace.

 

À Paris, où tout sollicite notre attention, la récupération mentale devient un acte de soin. Silencieux, discret, mais profondément transformateur.

« Le repos n’est pas une pause dans la vie, c’est un lieu où la vie se réorganise. »